Quand le Pouvoir se laisse voir, c’est-à-dire quand il invite le peuple à découvrir la pénombre de ses coulisses et de ses antichambres, c’est qu’il a presque terminé sa mue.
Autrement dit, il donne en pâture sa vieille peau.
Quand le Pouvoir se laisse voir, c’est-à-dire quand il invite le peuple à découvrir la pénombre de ses coulisses et de ses antichambres, c’est qu’il a presque terminé sa mue.
Autrement dit, il donne en pâture sa vieille peau.
La fin des idéologies, c’est le début de l’Idéologie.
Rose est la couleur des roses roses.
Il n’est pas rare de ne pas trouver l’équivalent exact d’un mot ou d’une expression d’une langue à l’autre. Quelque chose en trop ou qui manque dans la traduction proposée par les dictionnaires, une nuance, un détail, un poil, un chouia.
Eh bien, aussi farfelu que cela puisse paraître, il semble bien qu’une partie de la réalité loge justement dans ces interstices qui séparent une langue de l’autre.
Certains chercheurs parmi les plus audacieux vont plus loin et n’hésitent pas à avancer l’hypothèse selon laquelle on trouverait de la réalité entre les mots d’une même langue.
Je ne va pas de soi.
Ce qu’on appelle la raison n’est bien souvent qu’un maigre filet d’eau de source circulant péniblement parmi d’énormes rochers de préjugés ; sous le soleil de plomb de la nécessité.
Tout ce que l’être humain brandit devient ipso facto ridicule et dangereux.
À les en croire, les humains agiraient en raison d’une cause et en vue d’un effet.
En réalité, la cause suffit à l’action.
Quant à l’effet, il n’est rien d’autre que la cause de l’explication qu’on en fait.
Que la réalité soit cet incommensurable mystère qui ne nous laisse que le choix d’en être et que la seule façon pour nous d’appréhender cet insaisissable soit par contribution de la conscience, voilà qui explique cette prolifération de pages, écrans, toiles, tableaux, tablettes et miroirs, toutes ces limites portatives dont la principale vertu est de nous pourvoir en échos, reflets, réponses et claques.
Car qui se risquerait à lancer sa conscience à l’assaut de la réalité sans la garantie préalable qu’elle trouvera où rebondir pour lui revenir ?
On n’a jamais étonné personne
avec le mot étonnement