« Et ce voyage, heu, à Auschwitz, c’était bien ? Enfin, j’veux dire, ça doit être, heu, quand même, ça doit être éprouvant, non ?
– Bah oui, c’est clair, à cinq dans la bagnole, on était vachement serrés, putain. »
« Et ce voyage, heu, à Auschwitz, c’était bien ? Enfin, j’veux dire, ça doit être, heu, quand même, ça doit être éprouvant, non ?
– Bah oui, c’est clair, à cinq dans la bagnole, on était vachement serrés, putain. »
Le pessimiste : « J’ai une chemise Lacoste mais elle est tachée. »
L’optimiste : « Ma chemise est tachée mais c’est une Lacoste. »
Au début, le bébé est porté dans les bras de ses parents : il découvre le monde à hauteur d’adulte.
Mais il a soif d’autonomie, et, durant des mois, tous ses efforts seront tournés vers cet objectif : se déplacer sans l’aide de ses parents.
Enfin, un beau jour, le voilà capable de marcher à quatre pattes. Il découvre le monde à hauteur des pieds.
Cette époque n’est pas pire qu’une autre ; elle l’est juste autant.
Cela dit, un post sans objet ni sujet, sans tabou ni pardon, tout de conscience retournée, là et loin tout autant, tel qu’il est l’ombre sans soleil du reflet de son absence, qui nous renvoie au défi d’être et nous ramène pourtant ici-même où le rien ne se justifie que de son seul nom, en creux, c’est une expérience dont on ne souhaite pas priver le lecteur.
Et c’est vrai, les bouddhistes intégristes font beaucoup moins de dégâts.
Ne parlons pas des bouddhistes modérés.
Dont fait partie mon ami Rachid.
Incroyable, la quantité d’âneries que peuvent échanger deux téléphones intelligents.
« Excusez-moi, l’ascenseur social, c’est par où ?
– Au fond à gauche, monsieur. Mais seulement sur rendez-vous.
– Rendez-vous ? Avec qui ?
– Avec le censeur social, monsieur. »
Et c’est seulement aujourd’hui, à 38 ans révolus, que je découvre, en les lisant à mes enfants, l’absolue nullité de la plupart des albums de Tintin. Qui enchantèrent mon enfance.
Mystère.
Quoique, à bien y réfléchir, l’histoire a beau être bête, les péripéties plates, les gags affligeants et la mise en scène inexistante, il reste des images, en couleur. Sans reliefs. Sans problèmes. Dans le fond, Hergé était de la race de ces politiciens que l’on retrouve sous toutes les latitudes et à toutes les époques ; la race de ceux qui durent.
Rien de plus agaçant que ces gens qui se vautrent avec un plaisir aussi bruyant que désinhibé dans l’expression de ces défauts mêmes que l’on réprime en soi au prix d’une terrible frustration que seul le plaisir de snober ces ploucs pourrait compenser, tentative vouée à l’échec du fait même de leur manque total de conscience et d’éducation, ce qui ne fait que redoubler notre frustration et notre désarroi face à l’injustice qui semble gouverner ce monde de merde.