275

« (…) Là, vous devrez descendre de moto et franchir la crevasse en passant sur le pont de rondins de bois (un peu comme Indiana Jones !). Ça tangue mais rassurez-vous, ce pont est certifié par l’Office National des Eaux et Forêts. Et puis, ce dernier petit effort en vaut la peine car une fois de l’autre côté vous aurez une vue imprenable sur le téléphérique des Grandes Jorasses. Ensuite demi-tour et encore le pont mais dans l’autre sens. Et vous récupérez la moto et c’est reparti. Cette fois, prenez le sentier à gauche et non pas à droite. C’est-à-dire celui qui était à gauche à l’aller mais vous avez pris celui de droite pour arriver au fameux petit pont de bois, donc là, vous l’avez à droite, ce sentier, donc cette fois vous prenez celui-ci. Les 15 km qui vous séparent du refuge se font en quelques heures, cela dépend de la vitesse.

Tâchez d’arriver au refuge avant la nuit car le chemin est vraiment de mauvaise qualité. Attention, en hiver ce sera impossible à cause de la neige. Pour l’anecdote, le refuge s’appelle « la maison basse » car le toit est très bas. Il y a une ambiance conviviale avec pas mal d’Espagnols du fait de la frontière pas loin. Beaucoup de Parisiens aussi. Le lendemain, ne partez pas trop tôt, prenez le temps de vous laver, de prendre un petit-déjeuner copieux (nous recommandons les tacos de foie de veau). Relax, c’est les vacances. Et le randonneur anxieux n’arrive à rien. Si vous êtes trop fatigué par l’excursion de la veille, n’hésitez pas à appeler un taxi, ils ne sont pas chers. Ainsi, vous arriverez à la gare en quelques minutes. Et voilà, vous avez fini votre tour de Provence. »

(extrait de La France des randonneurs / Tome 2 : Provence, Alpes et Région parisienne).