447

Si vous avez la chance, un jour, de visiter le Château des ducs de Bretagne, à Nantes, il vous sera donné de lire, sitôt franchi le pont-levis, un court texte introductif gravé sur une sobre plaque de plastique acrylique.

Vous y apprendrez que l’imposant édifice « fut construit à la fin du 15è siècle par François II et sa fille, Anne de Bretagne. »

Il n’est point précisé cependant s’il fut reproché à ce François-ci d’avoir embauché un membre de sa famille.

Quoi qu’il en soit, vu le résultat, on peut difficilement parler d’emploi fictif. Quatre bras ne furent certainement pas de trop pour creuser de telles douves et édifier de tels remparts.

445

On dira ce que l’on voudra de Pénélope et François F., cela n’enlève rien à l’intérêt que tout économiste conséquent devrait porter à l’expérience concrète qu’ils ont menée sur le terrain de la lutte pour l’emploi, n’hésitant pas à s’investir personnellement dans le processus.

Peut-être est-il temps de s’affranchir des mièvreries morales qui ne font qu’entraver la marche du progrès. Peut-être le temps est-il venu de mettre en œuvre le revenu réel d’assistant parlementaire fictif universel.